Transports sanitaires
Pérenniser le systÚme de transports sanitaires en apportant des gains d'efficience, au bénéfice de toutes les parties prenantes. Le bon transport, à un coût soutenable et qui garantit l'accÚs aux soins.
Contexte
Le transport sanitaire non urgent :
đ 65 millions de trajets en taxi conventionnĂ©, VSL ou ambulance
đ„ 6,5 millions de Français bĂ©nĂ©ficiaires
đ¶ 7 milliards dâeuros pris en charge quasi intĂ©gralement par lâAssurance Maladie
Mais aussi :
đ«Â 15% des patients ne trouvent pas de transport
đ„ 20% des transports sont partagĂ©s (plusieurs patients Ă bord)
đŁïžÂ 45% des transports sont rĂ©alisĂ©s Ă vide (sans patient Ă bord)
Sources : Rapport charges et produits - Propositions de lâAssurance Maladie pour 2026, Assurance Maladie 07/2025 ; Les dĂ©penses de santĂ© en 2024, DREES 09/2025 ; transporteurs)
ProblĂšme
Aujourdâhui, le systĂšme de transports sanitaires ne permet pas dâallouer efficacement les ressources disponibles, ce qui gĂ©nĂšre une trajectoire budgĂ©taire non pĂ©renne, des tensions organisationnelles et des difficultĂ©s dâaccĂšs aux soins.
Le vieillissement de la population, le dĂ©veloppement des maladies chroniques et lâorganisation des soins (regroupement dâĂ©tablissements et dĂ©veloppement de lâambulatoire) nĂ©cessitent davantage de transports, en grande partie rĂ©currents. Ces trois grands facteurs de long terme mettent le systĂšme de transport sanitaire en tension, financiĂšrement et logistiquement.
La capacité de transport de la flotte de prÚs de 70 000 véhicules (40 000 taxis conventionnés, 14 000 VSL et 15 000 ambulances) semble sous-utilisée, avec 20% des transports partagés avec plusieurs patients à bord et prÚs de la moitié des trajets réalisés à vide, sans patient à bord (source : Assurance Maladie et transporteurs).
Dans trois rapports successifs (2012, 2019 et 2026), la Cour des Comptes alerte sur une croissance rapide des dĂ©penses de transport, supĂ©rieure Ă celle des soins, alors mĂȘme que toutes les demandes de transport ne sont pas satisfaites, sâinterrogant sur lâeffectivitĂ© et lâefficacitĂ© de sa rĂ©gulation. Le transport sanitaire est identifiĂ© par lâAssurance Maladie comme un poste dâĂ©conomies prioritaire afin de pouvoir Ă©quilibrer ses comptes, dont la branche maladie accuse un dĂ©ficit de 17,2 milliards dâeuros en 2025 (LFSS 2026).
Au-delĂ des enjeux financiers, les patients comme les soignants ont parfois des difficultĂ©s Ă trouver un transport disponible et adaptĂ©. Un transport non disponible ou mal coordonnĂ©, ce sont des temps dâattente importants, des retours tardifs Ă domicile, des rendez-vous manquĂ©s, des journĂ©es dâhospitalisation qui se prolongent, voire dans certains cas un renoncement aux soins pouvant mettre les patients en danger.
Les soignants connaissent mal et ont des difficultĂ©s Ă faire appliquer les rĂšgles dâĂ©ligibilitĂ© au transport sanitaire. Ils subissent parfois des pressions de la part des patients et des transporteurs pour prescrire des transports dans des cas non Ă©ligibles au remboursement de lâAssurance Maladie. La Prescription MĂ©dicale de Transport (PMT) est par ailleurs trĂšs souvent dĂ©lĂ©guĂ©e aux secrĂ©taires mĂ©dicales.
Dans les Ă©tablissements, le transport impacte lâorganisation des soins et est vu comme un irritant majeur. Appels aux transporteurs, gestion des imprĂ©vus, consultations ou opĂ©rations retardĂ©es font perdre du temps mĂ©dical, gĂ©nĂšrent de la charge mentale et dĂ©sorganisent les services. Un lit ou une chambre occupĂ©s par un patient en attente de transport, câest un lit en moins pour un patient qui en a besoin.
Les transporteurs dĂ©noncent de leur cĂŽtĂ© les baisses de tarifs de lâAssurance Maladie et pour certains une baisse dâactivitĂ©, notamment suite au protocole dâaccord de maĂźtrise des dĂ©penses pour les transporteurs sanitaires (septembre 2025) et la convention-cadre nationale pour les taxis (novembre 2025).
Investigation
La phase dâinvestigation a donnĂ© lieu Ă plus de 100 entretiens rĂ©alisĂ©s avec lâensemble des parties prenantes du transport sanitaire :
- les patients et leurs représentants
- les prescripteurs, soignants et personnels administratifs (en ville et en établissement)
- les établissements de santé (publics et privés)
- les administrations en charge : Assurance Maladie, Direction de la SĂ©curitĂ© Sociale (DSS), Direction GĂ©nĂ©rale de lâOffre de Soins (DGOS), DĂ©lĂ©gation au NumĂ©rique en SantĂ© (DNS)
- les transporteurs et leurs représentants (transporteurs sanitaires et taxis conventionnés)
- les éditeurs de logiciels (plateformes de commandes et ERP transporteurs)
- les experts et consultants spécialistes des transports sanitaires
Cette phase dâinvestigation menĂ©e Ă la DĂ©lĂ©gation au NumĂ©rique en SantĂ© (DNS) a permis dâidentifier et valider 2 enjeux majeurs pour le projet, qui se poursuit Ă la Caisse Nationale dâAssurance Maladie (CNAM), en lien avec la Direction de la SĂ©curitĂ© Sociale (DSS).
Enjeu 1 : Sécuriser la chaßne du transport
Simulateur dâĂ©ligibilitĂ©
En rĂ©ponse Ă la complexitĂ© et Ă la mĂ©connaissance des rĂšgles, sources de tensions rĂ©currentes entre prescripteurs et patients, un simulateur dâĂ©ligibilitĂ© aux transports sanitaires est en cours de dĂ©veloppement. Il sera mis Ă disposition des prescripteurs, soignants et personnels administratifs, en ville et Ă lâhĂŽpital.
Le simulateur permettra dâĂ©valuer rapidement lâĂ©ligibilitĂ© dâun patient et dâidentifier, le cas Ă©chĂ©ant, le moyen de transport le plus adaptĂ© Ă sa situation, dans le strict respect de la rĂ©glementation de lâAssurance Maladie.
Pour tout patient Ă©ligible, une prescription Ă©lectronique prĂ©-remplie sera Ă©mise. Dans le cas contraire, une fiche explicative personnalisĂ©e pourra ĂȘtre dĂ©livrĂ©e au patient afin dâobjectiver lâapplication des rĂšgles dâĂ©ligibilitĂ©.
Prescription électronique
Aujourdâhui, 90% des prescriptions mĂ©dicales de transport demeurent au format papier, ce qui favorise les risques dâabus et de fraude, tout en nuisant Ă lâefficacitĂ© des soignants et Ă la productivitĂ© des transporteurs.
La gĂ©nĂ©ralisation dâune nouvelle prescription Ă©lectronique de transport visera Ă simplifier la saisie et lâexploitation des donnĂ©es, garantir lâinaltĂ©rabilitĂ© du contenu, automatiser les contrĂŽles de facturation et assurer une traçabilitĂ© de bout en bout, depuis la prescription mĂ©dicale jusquâau paiement.
Enjeu 2 : Optimiser les flux patients
Aujourdâhui, 90% des commandes de transport sâeffectuent en dehors des plateformes de commandes des Ă©tablissements hospitaliers. Ces commandes sont pour la plupart rĂ©alisĂ©es par les patients ou leurs aidants, directement auprĂšs des transporteurs. La forte fragmentation de lâoffre (5 000 transporteurs sanitaires et 27 000 sociĂ©tĂ©s de taxis conventionnĂ©s) atomise les commandes et limite les opportunitĂ©s de transport partagĂ©.
Une centralisation accrue de ces commandes permettrait dâatteindre la masse critique nĂ©cessaire Ă une optimisation Ă plus grande Ă©chelle.
Des travaux sont en cours pour mieux quantifier le potentiel dâoptimisation, dĂ©terminer lâĂ©chelle territoriale la plus adaptĂ©e pour centraliser les flux, et dĂ©finir la stratĂ©gie la plus pertinente en prenant en compte lâĂ©cosystĂšme existant.
Méthode de travail
Lâensemble des travaux est menĂ© au sein de lâAssurance Maladie afin de garantir leur adĂ©quation aux besoins mĂ©tiers et la pĂ©rennitĂ© des dĂ©veloppements dans les systĂšmes dâinformation.
Les outils dĂ©veloppĂ©s sont co-construits et testĂ©s directement avec les utilisateurs finaux afin de sâassurer quâils correspondent aux rĂ©alitĂ©s du terrain en vue de leur dĂ©ploiement Ă plus large Ă©chelle.
La stratĂ©gie est quant Ă elle construite Ă partir de donnĂ©es fiables et en Ă©changes constants avec lâensemble des parties prenantes qui Ćuvrent tous les jours aux transports sanitaires.
Ă propos
Transports sanitaires est porté par Le département Accompagnement de services numériques de la DINUM.
Ce service numérique est sponsorisé par Caisse nationale d'assurance maladie , Délégation du numérique en santé
Standards de qualité
beta.gouv.fr dĂ©finit des standards de qualitĂ©. Les indicateurs suivants montrent comment lâĂ©quipe les met en Ćuvre. Ces informations sont dĂ©claratives.
- Accessibilité 0%
- Design 0%
- Impact 0%
- Qualité du support 50%
- Qualité logicielle 84%
- Sécurité 0%
- Transparence 20%
- Vie privée 0%
- Ăquipe 100%
- Technologies utilisées :
- Code source (non disponible)
- Budget (non disponible)
- Statistiques d'usage (non disponible)
- Matrice d'impact (non disponible)
- Analyse de risque manquante
- Suivi des bonnes pratiques (non disponible)
En quelques dates
En investigation
15 décembre 2025
En construction
28 mai 2026
L'équipe
LoĂŻc Chevalier
Directeur Produit et Design - Transports Sanitaires
Je conçois des produits digitaux et systĂšmes IA pensĂ©s pour crĂ©er un avantage compĂ©titif rĂ©el. Avec After Agency, jâaccompagne des organisations oĂč produit, design, data et intelligence artificielle doivent converger pour transformer des opportunitĂ©s complexes en croissance mesurable. Au cours des derniĂšres annĂ©es, jâai occupĂ© des rĂŽles de direction produit et design chez BlaBlaCar, Klaxit, Turo (ex-Ouicar) ou Rakuten France, avec une approche toujours orientĂ©e impact, adoption et scalabilitĂ©. Je dĂ©veloppe des systĂšmes produits oĂč expĂ©rience utilisateur, logique mĂ©tier et couche IA sont conçues comme un seul ensemble cohĂ©rent. Mon travail consiste Ă rĂ©duire la friction, accĂ©lĂ©rer lâadoption et transformer des usages complexes en produits comprĂ©hensibles, performants et dĂ©sirables. Jâinterviens Ă©galement comme Creative Ambassador et External Art Director pour Figma Weave, la plateforme de crĂ©ation et prototypage dâagents IA de Figma, oĂč jâexplore des workflows mĂȘlant design gĂ©nĂ©ratif, narration visuelle et interfaces conversationnelles. Mon terrain de jeu : les produits IA et digitaux oĂč design, business et technologie doivent fonctionner comme un seul systĂšme.